ime maurice découverte

Les cartes postales parlent d’elles-mêmes. L’Ile Maurice est un décor paradisiaque avec des plages de toute beauté et une population toujours souriante et de bonne humeur.

L’île Maurice a su se rendre accueillante et c’est pour cela que le tourisme est devenu l’activité principale de cette ile. De plus son climat fait que cette île est agréable à visiter toute l’année. Les chaleurs estivales ne sont pas insupportables et les hivers ne sont pas rudes.

L’île Maurice compte un peu plus d’1 350 000 habitants et sa capitale est Saint-Louis. Il ne faut pas perdre de vue que les saisons sont inversées car l’île est située sur l’hémisphère Sud.

En ce qui concerne les tenues vestimentaires, pas besoin de prendre des vêtements trop chaud. L’ambiance est décontractée toute l’année. Par contre, le soir, dans les hôtels, une tenue correcte est exigée pour le diner.

Que visiter à l’Ile Maurice ?

Contrairement à ce que pensent certains, l’Ile Maurice regorge d’endroits forts sympathiques à visiter et ne se limite pas uniquement à ses plages magnifiques et à ses délicieux cocktails.

Il y a le Jardin de Pamplemousses à voir absolument avec sa végétation magnifique et ses arbres à vous couper le souffle.

La visite de la Capitale et son marché locale sera une étape indispensable à votre visite et vous permettra de découvrir la vie des locaux. Il est également recommandé de visiter le quartier chinois et le grand centre commercial de la Capitale. Vous y découvrirez plein de souvenirs, réalisés par les artisans locaux, à ramener.

Etape importante aussi, surtout pour les amateurs de bons rhums : Chamarelle. Découvrez de magnifiques couleurs colorées et visitez l’usine locale. A la fin de la visite, une dégustation est prévue. A consommer avec modération bien sûr !

Il y a tellement de choses à faire et à voir à l’île Maurice. Privilégiez un séjour de deux semaines afin de pouvoir alterner entre visites et farniente. Une semaine est un peu court du fait des 12h d’avion depuis Paris.

Les langes parlées à l’Ile Maurice

La période française s’étendant de 1721 à 1810 est cruciale sur le plan socio-historique. Au cours de ces années s’implante à l’île Maurice la langue française et prend naissance le créole mauricien.

Le français

Le premier groupe de colons français vient, comme nous l’avons déjà dit, de l’île de la Réunion (l’île Bourbon) colonisée dès 1665. Ces colons français viennent, selon Robert Chaudenson, de Normandie, de la Bretagne, de l’Ile-de-France, de Saintonge, de Cayenne-Gascogne et de Provence. Transplantée hors de France, entrant par la suite en contact avec plusieurs autres langues, la langue française connaît une évolution particulière à l’île Maurice.

Le créole

Selon Philip Baker, la plupart des esclaves noirs viennent de l’Afrique de l’Ouest, plus précisément du Sénégal, de Gorée et d’Ouidah. De 1728 à 1731, ce nombre s’élève à environ 858 esclaves. Mais, pour Chaudenson, l’immigration des esclaves ouests africains est plus réduite : de 1721 à 1735, ce chiffre ne dépasse pas 481, donc la moitié de celui de Baker. Par contre, Chaudenson privilégie l’immigration des esclaves venus de l’île de la Réunion et de l’Inde.

Quoi qu’il en soit, les esclaves noirs achetés sur les côtes africaines et importés dans l’île sont, comme à la Réunion et aux Antilles, séparés et dispersés sur les plantations. Comme les esclaves proviennent de plusieurs régions d’Afrique et de Madagascar, qui possèdent leurs langues et leurs cultures spécifiques, ils sont donc confrontés à un problème de communication. C’est en réponse à ce problème que surgit, à partir de 1729, un pidgin pour la communication d’abord entre les groupes d’esclaves d’ethnies et de langues différentes, puis entre le groupe de français et ces groupes d’esclaves. Ce pidgin est probablement adopté comme la langue maternelle par la génération suivante d’escales, car on trouve déjà des traces du créole dans une lettre que le Baron Grant écrit en 1749 pour évoquer la nostalgie des esclaves malgaches.

Les grandes fêtes culturelles

La fête nationale est le 12 mars, jour anniversaire de l’Indépendance de Maurice. Cette date rappelle également la fameuse marche du sel du Mahatma Gandhi en Inde. Message du Premier ministre lu dans les écoles, discours officiel dans les médias, cérémonie protocolaire, manifestations culturelles un peu partout dans l’île, marrquent la fête de l’Indépendance.

La Journée de la Musique, lancée en France par l’ancien ministre de la Culture, Jack Lang, est célébrée ici, comme ailleurs, le 21 juin par des musiciens et (les chanteurs, et donne lieu à des rassemblements dans des lieux publics.

Le 1 er février, jour férié pour commémorer l’abolition de l’esclavage à Maurice en 1835, et le 1 er novembre, également jour férié en souvenir du de l’immigration indienne, sont l’occasion, au-delà des manifestations A caractère politique, de fêtes culturelles dans des lieux emblématiques, tels le Morne et Aapravasi Ghat que l’UNESCO vient d’inscrire à son registre du patrimoine mondial.

Divali, la Fête des Lumières

Le Divali, l’une des plus anciennes fêtes de l’hindouisme, vient du mot sanskrit « Deepawali », qui signifie « assemblage ou rangée de lampes ». C’est une célébration de la victoire du Dharma sur l’Adharma : la victoire de la lumière sur l’obscurité. L’origine du Divali remonte au temps dit Sat-Yug.

Dans l’hindouisme, la prédominance de la lumière sur l’obscurité signifie aussi celle de la connaissance sur l’ignorance. La doctrine védique met l’accent sur la Connaissance.  La popularité du Divali s’explique peut-être par le fait qu’il est étroitement associé au bonheur matériel de l’homme.

Divali est la fête de la moisson. Elle est célébrée dans la nuit d’Amavasya (Nouvelle Lune) de Kartik (mois lunaire d’octobre/novembre) et les hindous prient Laxshmi, l’un des cent noms divins. Laxshmi est aussi personnifiée comme la déesse, épouse de Vishnou, dispensatrice de la richesse et de la fortune.  L’adoration de Laxshmi, le jour du Divali, lui donne la forme d’un intercesseur.

Elle est priée de venir en aide à l’homme et de lui assurer l’abondance matérielle. Donc la lumière de Divali traduit la joie après une moisson réussie et la foi en la prospérité.  Plusieurs jours avant le Divali, tous les moyens sont mis en œuvre pour accueillir Laxshmi. Les temples, les maisons et les cours sont nettoyés avec beaucoup de soin.  On prépare les diya (petites lampes de terre) avec de l’huile et des mèches ou on fait des installations électriques afin d’accueillir Laxshmi dans un flot de lumière.

On allume les lampes, on prie, on chante et on danse !

Ganga Snan

Le jour de cette fête, les habitants de foi hindoue se rendent, tôt le matin, sur les plages pour faire des prières et des offrandes à la déesse Ganga et pour prendre un bain. Cette fête est célébrée en souvenir d’une légende selon laquelle le roi Bhageerutt, après des années de sacrifice et de prières, implore le sage Kapila Munnl de faire descendre les Ganges afin d’effacer les péchés de ses ancêtres, brûlés par la malédiction du sage Kasyapa Munni et dont les os et les cendres ne peuvent regagner le royaume spirituel. L’eau coule abondamment vers la terre, et pour écarter la menace d’inondation pesant sur l’humanité, Shiva (l’indestructible) relève ses cheveux et forme un jata (chignon) pour contenir et canaliser l’eau vers les plaines de l’Aryavarta. Ainsi les fidèles qui se baignent dans les eaux de l’Océan Indien – dans lequel se jettent Gaumokh et Gangoffi, deux sources himalayéennes – rappellent que l’eau, symbole de la pureté divine, efface les péchés, lave le coeur de toute la boue matérielle et élève l’hommme vers le royaume céleste.

Eid-al-Adha

Les habitants de confession islamique, après la prière dite prière de Eid-al-Adha à la mosquée, font, ce jour-là, le sacrifice d’un mouton ou d’une vache ou d’un bouc, dont la viande est ensuite distribuée aux pauvres et aux proches. Cette prière s’effectue en deux Raka3ate.

Pour les fidèles, ce sacrifice commémore l’acte de foi suprême du prophète Abraham, ancêtre de Moïse, du Christ et de Muhammad, qui obéit au commandement de Allah de sacrifier son fils Ismaël, et qui est dispensé de cet acte à la dernière minute quand Dieu intervient pour lui demander de remplacer Ismaël par un bélier. Cette grande fête coïncide avec le pèlerinage le Hadj à La Mecque (Arabie Saoudite), pèlerinage que tout musulman en bonne santé et disposant des moyens financiers doit accomplir au moins une fois dans sa vie.

La Fête du Printemps

Huit jours avant le Nouvel An ou la Fête du Printemps, les habitants originaires de la Chine organisent une fête en l’honneur du dieu du Foyer avant son départ pour le ciel où il fait un rapport en bien, en mal, sur tout ce dont il a été témoin pendant l’année écoulée. Un gâteau spécial est offert au dieu du Foyer. Ce gâteau est collant et très sucré. Les fidèles espèrent que le du Foyer consommera le gâteau et aura la bouche si pâteuse qu’il ne sera en mesure de faire un rapport défavorable sur eux ! Si ce stratagème ne réussit pas, ils espèrent, malgré tout, que la douceur du gâteau leur attirera la faveur de la divinité. Beaucoup de fidèles se rendent aux temples pour brûler de l’encens et des tiges de santal, et présenter des offrandes à leurs dieux- A l’intérieur de la maison, des banderoles d’un rouge écarlate sont collées murs. Ces banderoles portent, en lettres dorées, des vœux de prospérité.

Fête de la Mi-automne ou de la Lune

Pour cette fête, « tout le monde mange des gâteaux et les partage avec les amis ». Le gâteau le plus populaire ce jour-là est le gâteau de la lune, dont le principal ingrédient est la poudre de riz. Dans le vocable hakka, le gâteau de la lune, c’est le Nyat Kwong Kaow. Kwong, c’est la lune, Kaow, c’est le gâteau.

Eid-u1-Fitr

L’Eid-ul-Fitr, célébrée au premier jour du mois « Shawal », marque la fin du long jeûne observé pendant le Ramadhan (Al-Fitr signifie « rompre le jeûne »). Des services spéciaux sont tenus dans les mosquées aux premières
heures du matin. L’imam (prêtre) dirige une prière collective accompagnée
des Tackbirs, des formules de louange que les fidèles reprennent en silence.

La prière de l’Eid est un événement majeur dans la vie des fidèles. Le jour de cette fête, ils arborent de beaux vêtements, alors que les dames, qui disent les prières à la maison, préparent des plats succulents.

Yaum un-Nabi

La fête du Yaum un-Nabi (naissance du Prophète Muhammad) est célébrée à Maurice par les Mauriciens de foi islamique depuis 1928. A partir de 1939, elle prend une importance croissante pour les fidèles, grâce à l’impulsion que lui donne le Maulana Abdul Aleem Siddiqui. Celui-ci profite de ses
séjours à Maurice pour parcourir l’île, exaltant la foi et la ferveur des fidèles.

Maha Shivaratree

Il s’agit de l’une des fêtes les plus populaires célébrées par les habitants de foi hindoue. Au cours de cette fête, des milliers de pèlerins, tout de blanc vêtus, vont, le plus souvent à pied, recueillir de l’eau au lac de Grand-Bassin dans le sud de l’île, pour la verser, dans le temple de leur localité, sur le shivalingam, représentation de Shiva, l’une des divinités de la trinité hindoue.

Le Cavadee

C’est à la mi-janvier que les habitants originaires du sud de l’Inde et de parler tamoul célèbrent le Cavadee. Les fidèles portent sur les épaules le « Cavadee », qui consiste en un arc de bois avec deux sembous ou pots de lait suspendus aux deux extrémités. La fête est accompagnée d’actes de foi spectaculaires : marche sur le feu, marche sur le sabre, port de sabots de
clous, piqûre d’aiguilles, etc. Cette cérémonie commémore le triomphe du dieu Idoumban qui, dans la nuit des temps, transporte sur ses épaules deux pics de montagne, Sivaguiri et Saktiguiri, attachés aux deux bouts d’une perche.

Les mythes et légende de l’île Maurice

Les grands événements, se rapportant à l’histoire physique de l’île ou à l’histoire des hommes et des femmes, ont donné lieu ici, comme sous d’autres cieux, à plusieurs mythes et légendes.

Le mythe de la Lémurie

Deux de ces mythes et légendes ont trait à nos montagnes, plus particulièrement à leurs formes. Le premier, connu sous le nom du mythe de la Lémurie, fascine trois écrivains : Jules Hermann, Robert-Edward Hart et Malcolm de Chazal. Dans son livre intitulé Les mystères du Grand Océan, Jules Hermann, écrivain réunionnais, raconte comment il a vu les signes duzodiaque comme taillés dans les montagnes de Saint-Denis, à l’île de la Réunion, et ajoute qu’il y a des indications que des signes ont été taillés parallèlement de la main de l’homme dans les montagnes de l’île Maurice. Robert-Edward Hart, l’auteur de plusieurs pages sur la Montagne-Fée et la Lémurie mystique, parle du livre de Hermann à Malcolm de Chazal. Alors qu’il marche sur la voie reliant Port-Louis au faubourg de Plaine Lauzun, Chazal croit voir dans les formes des montagnes, des « personnages » qui le regardent. Cette expérience est à l’origine de son livre, Petrusmok : « Nos montagnes sont taillées. Nulles plus que le Pieter Both et le Corps de Garde n’en portent le signe indélébile…

Ces collines et ces monts bas auraient été sculptés par la main de l’homme, taillés par un peuple de géants, habitants du Grand Croissant Lémurien… Tout est inscrit dans les montagnes, en fait de prophétie et de vie. Et qui lirait les montagnes assez lucidement, connaîtrait l’avenir ». Chazal devait souvent exposer ce mythe dans ses nombreux écrits. Selon lui, ces Lémuriens auraient effectué leurs travaux sur nos montagnes à un moment où la force de gravité était bien moindre qu’elle ne l’est aujourd’hui.

La légende du Pieter Both

Cette légende est très connue des villageois sous le nom de Muriya Pahar, c’est-à-dire la Montagne à tête humaine. Selon l’histoire, un jeune laitier, Shantu, quitte son village pour aller à la rencontre de ses clients qui habitent de l’autre côté des montagnes du Nord. Un jour, alors qu’il dort à l’ombre d’un arbre, sur le sommet du Pieter Both, il est soudain réveillé par une douce musique et voit une douzaine de nymphes qui dansent à la lumière de la pleine lune. Ravi par ce spectacle, il s’approche des nymphes pour mieux les voir, mais il est arrêté par l’une d’elles. La reine des nymphes l’accuse de voyeurisme et veut lui jeter un sort. Shantu, terrorisé, sollicite son pardon et est grâcié à condition de ne rien révéler de ce qu’il a vu. Au cas contraire, il serait immédiatement transformé en statue de pierre. .. Shantu en fait la promesse et retourne chez lui. Cependant, obsédé par la danse des nymphes, il veut en parler à ses amis, mais change d’idée en pensant à la mise en garde de la reine.

Plus tard, lors de la célébration de la fête Holi, Shantu s’enivre de quelques verres de Bhanga, une liqueur à base de lait et d’extraits de fougère. Il demande alors à ses amis de le suivre jusqu’au sommet du Pieter Both et d’attendre le coup de minuit pour avoir le choc de leur vie.

Arts et spectacles à l’île Maurice

Le théâtre lyrique

Le Théâtre de Port-Louis, le plus vieux de l’hémisphère sud, est inauguré le 11 juin 1822. Le théâtre lyrique y est présenté par des troupes professionnelles de passage dans l’île. En l’absence de ces troupes, quelques artistes amateurs mauriciens prennent la relève : Edouard Berger 1841, Arthur Maurice, Maurice Béchet, Edmond Bertrand (connu pour ses opérettes de Francis Lopez).

Le 25 août 1938, Max Moutia, après une brillante carrière à Paris, crée Le Pays du Sourire de Franz Lehar au Théâtre du Plaza (Rose-Hill), salle inaugurée le 12 juin 1934. Dans les années quarante, Lucien Pouzet présente à Maurice des œuvres de Gilbert et Sullivan : The Mikado 1946, The Pirates of Penzance 1947, The Gondoliers 1951.

Joseph Le Roy crée, dans les années cinquante, la « Société Chorale de Curepipe » dont il est le premier directeur animateur, et monte, en 1951, Samson et Dalila et Carmen.

La première pièce de théâtre mauricienne est présentée à Port-Louis Flora, de Duhazier. Elle est suivie, deux ans plus tard, de La Chaumière, vaudeville, en un acte de Moïse Bruïls. Le 27 août 1883, Léoville L’Homme présente sa pièce, Le Théâtre de Plaza, le « Mauritius Dramatic Club », qui regroupe des ressortissants britanniques en poste à Maurice, y présente The Last Days of Mrs Cheney de Frederick Lonsdale, dans une mise en scène de Matthew Brickdale.  Parmi les hommes de théâtre les plus connus à Maurice se trouvent : Amédée Poupard, en 1936, avec La belle aventure de Robert de Flers et Armand de Caillavet, inaugure une série de comédies de boulevard. Il fonde, en 1966, la « Société des Metteurs en Scène ». Il monte également Psychose, de Robert Bloch, et Ouragan sur le Caine de Herman Wouk.

Roland Houbert, ami d’Amédée Poupard, se consacre aussi au théâtre de boulevard et monte, en 1965, Marie-Octobre de Duvivier/Jeanson/Robert

Gastronomie locale

Bien avant l’arrivée en Europe des « Fast foods » américains (Mac Donald, Kentucky Fried Chicken, M. Chef, etc.), l’île Maurice avait les siens propres, vendus dans les rues par des marchands ambulants. Ces « fast foods », comme les plats de résistance, puisent dans la cuisine des pays dont sont originaires les Mauriciens. Pour reprendre les mots d’un fin gourmet, Philippe Lenoir : « Les multiples visages de l’île Maurice, point de rencontre de trois continents –  ou dirais-je de trois fourchettes – se reflètent dans une cuisine qui va de la simplicité rustique à un raffinement exempt de snobisme…

Chaque pays, même une petite île lointaine, garde la fierté de ses casseroles. .. » En effet, la cuisine étant un élément fondamental de la culture au sens anthropologique), qui goûte aux « fast foods » et aux plats de chez nous découvre en même temps les cultures de l’île Maurice profonde.

Loin d’être des recettes de cuisine, les fiches suivantes ne sont destinées qu’à présenter au lecteur étranger une liste, forcément incomplète, des « fast foods » et des plats d’ici, des ingrédients qui les composent et de leurs modes de préparation.

Architecture

Sur le plan architectural, rien n’a subsisté du passage à Maurice des Arabes, des Portugais ou des Hollandais. L’histoire de l’architecture débute à Maurice avec l’arrivée de Mahé de Labourdonnais. En sus des quinze ouvriers et artisans de tous métiers qu’il emmène dans le but de former les esclaves, Labourdonnais est responsable de la venue à Maurice de quelques
maçons, ébénistes, charpentiers et ferblantiers en provenance de Pondicherry Inde.

Au fil du temps, les Mauriciens développeront des techniques axées sur l’utilisation des matériaux locaux pour construire des maisons adaptées à l’environnement.

La maison traditionnelle

Les maisons créoles, dont le plus beau fleuron est sans doute la maison Eurêka (située à Moka et transformée en musée privé), ont des fondations en pierre de taille sur lesquelles sont érigées des structures en bois. Le mur, constitué de planches fixées horizontalement, est ensuite monté sur ces structures.

Les toits sont le plus souvent construits en combles recouverts de bardeaux (petites planches de bois). A l’avant-plan de la maison traditionnelle se trouve la véranda (ou la varangue), une sorte de vestibule qui est parfois fermée à l’angle par des panneaux vitrés. Des balustrades en bois de différentes formes rehaussent la beauté des varangues ouvertes.

Contrairement aux autres pièces de la maison, le sol de la varangue n’est pas recouvert de planches. Des lambrequins (des lisières de dentelles découpées dans la tôle) sont montés sur les auvents surplombant les fenêtres et les portes qui s’ouvrent directement sur la cour. Parfois la varangue ne couvre pas toute la façade de la maison et elle se termine alors sur le godon (de l’anglais « go-down »), une petite pièce où sont entassés les objets usuels.